Est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ?

jeudi, 1 décembre 2016, 21:15 | Catégorie : Chien médiateur, L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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rhume chienBonjour à tous,

En pleine période de microbes, virus en tout genre, on sait dit que cette question pourrait peut être vous intérésser chers lecteurs.

Quand on fait de la médiation par l’animal il est indispensable de connaitre les zoonoses pour :

  • pouvoir protéger nos animaux des virus humain d’une part,
  • pour protéger les bénéficiaires et professionnels d’éventuelles maladies transmissibles à l’homme de nos animaux (malgré toutes les précautions prises, c’est une réalité quand on travaille avec du vivant)
  • mais surtout pour que nos animaux ne soient pas vecteur de transmission de virus. Nous sommes particulièrement sensible à cette précaution durant l’automne et l’hiver pour la grippe et les gastro entérites. En effet, les non initiés à la médiation animale ne pense pas forcément à ce problème.  Mais quand Mme A enrhumée caresse notre chien  avec sa main dans laquelle elle a toussée dans un EHPAD, et qu’ensuite on va dans un autre établissement, si nous ne sommes pas vigilent nous pouvons balader par le vecteur du poil de nos animaux pleins de jolis microbes.  Il va être difficile de désinfecter intégralement notre chien au gel hydroalcoolique après chaque séance  (humour et éthique sont de rigueur :-)). Nous réduisons donc au maximum ces risques de contamination avec des protocoles d’hygiène que nous avons instaurés chez Coeur d’Artichien. Depuis 7 ans cela a été efficace.

Une question me restait en tête « Mais en fait est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ? ». Après une petite recherche sur le net, j’ai trouvé la réponse à ma question (ICI).

La réponse : Généralement, non. La recherche suggère que les chiens ne capturent pas les rhumes de l’homme (alias rhinovirus) parce que leur génétique n’est pas sensible aux mêmes souches de virus que les humains. Toutefois, les chiens ont leurs propres souches de virus, tels que la toux de chenil – un virus très contagieux et similaire à un rhume, qui résonne dans des populations de haute densité tels que les chenils et refuges – et même leur propre souche de la grippe H1N1 (H3N8).

La plupart des maladies sont spécifiques à chaque espèce, donc les chiens propagent des microbes chez les chiens, les chats parmi les chats et les humains parmi les humains. Il existe de rares exceptions, toutefois, tels que le H1N1, qui est un virus de porc mélangée avec un virus humain et mutée pour devenir un virus humain à humain.

Bien que les chiens et les humains ne passent pas de virus entre eux, ils sont sensibles à certains des mêmes infections bactériennes et les parasites (la teigne, les vers intestinaux et la rage), qui peut parfois conduire à des symptômes de rhume ou grippaux. Alors il est toujours conseillé de se laver les mains après que l’on est touché ou nettoyé des litières d’animaux.

Conclusion: Vous êtes probablement sans danger si votre chien vous lèche sur le visage alors que l’un de vous souffrez d’une grippe ou d’un rhume.

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Des cochons d’inde comme partenaires de travail ? Et pourquoi pas !

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Nantes mediation animale cochon d'inde mediateurOrlane est psychologue clinicienne et intervenante en médiation animale depuis plus de 3 ans chez Coeur d’Artichien. Après une formation en interne sur le terrain au sein de Coeur d’Artichien, il était convenu à son arrivée dans l’association qu’il était nécessaire qu’elle puisse approfondir sa formation en médiation animale en faisant en 2015-2016 le DURAMA. Cette formation l’a amené à adopter une attitude réflexive sur cette pratique si singulière. Chose essentielle dans tout métier dans la relation d’aide. Elle partage avec vous aujourd’hui la synthèse de son travail de mémoire universitaire  » Des cochons d’inde comme partenaires de travail ? Et pourquoi pas ! » Bonne lecture à tous. Aurélie. 

Dans le cadre du DURAMA, il nous était demandé de présenter un travail de recherche, un mémoire, sur un sujet libre. De nombreux thèmes m’intéressaient mais très vite, un m’a paru évident : celui qui faisait la spécificité de ma pratique et qui étonnait, intriguait souvent et faisait naître parfois certaines réticences : le travail avec les cochons d’Inde !

L’accompagnement de personnes fragilisées avec des Nouveaux Animaux de Compagnie est certes en pleine expansion mais est-il vraiment pertinent ? Est-ce un effet de mode ou a-t-il de véritables bénéfices ? L’ayant expérimenté un peu par hasard il y a trois ans à mes débuts chez Cœur d’Artichien, je n’ai eu de cesse de faire évoluer cette pratique, la développer et en ai tiré des bienfaits que je n’avais même pas imaginés et dont je voulais rendre compte et objectiver.

Dans le cadre de ce mémoire, je me suis donc posée les questions suivantes : Les programmes de Médiation animale associant les cochons d’Inde sont-ils aussi pertinents que ceux plus couramment proposés avec le chien ou le cheval ? Revêtent-ils un intérêt particulier ? Permettent-ils de travailler certains thèmes plus spécifiquement ?

L’idée de ce mémoire était de chercher à déterminer quels axes majeurs peuvent être abordés avec cette espèce animale. Pour ce faire, je me suis appuyée sur des données éthologiques du rongeur (je remercie d’ailleurs Aurore Chartier et Elodie Dubois toutes deux éthologues, pour leur aide précieuse, et sans qui je n’aurai pu établir ce relevé), mais aussi sur l’analyse qualitative de plus de cent séances de médiation animale à destination d’adultes vieillissants ou en situation de handicap accueillis en institutions.  J’ai croisé ces résultats avec le témoignage des professionnels co-acteurs.

De ce dépouillement de données, cinq axes de travail sont ressortis comme récurrents et particulièrement intéressants à travailler avec les bénéficiaires :

1/ le rapport à l’alimentation, qui peut s’expliquer par le fait qu’il s’agisse de l’activité la plus représentée chez cette espèce puisqu’il passe plus de 40% de leur temps à se nourrir et que le nourrisage constitue l’activité la plus réalisée en séance.

2/le lien social, du fait du caractère grégaire de l’animal et de mes interventions toujours avec des duos de cochons d’Inde. Les rapports sociaux, familiaux… se trouvent souvent sur le devant de la scène.

3/la sensorialité, de par leur texture de poils différente mais aussi par leur expression vocale très marquée et que l’on retrouve peu chez les autres espèces animales.

4/ le besoin de protection/la gestion des peurs : en lien avec la néoténie de l’animal et son besoin de disposer d’abri de protection.

5/la contenance et le vécu de l’enfermement/contention : le fait d’emmener les animaux en cage de transport s’est également révélé être porteur de sens pour des personnes vivant la contention ou l’enfermement en unité protégée.

L’étude que j’ai menée n’avait pas vertu à produire un savoir généralisable à l’ensemble des programmes associant le cochon d’Inde mais permettait plutôt une analyse de ma propre pratique en association, dans une volonté de transmission. Ils émergent comme des thèmes privilégiés et mettant particulièrement au travail les bénéficiaires que j’ai accompagné avec Choco, Safran, Cookie, Flocon et Domino. Comme je l’explique dans ce mémoire, ces résultats sont valables dans un cadre donné, compte tenu de mon identité, des binômes cochons d’Inde que je fais intervenir etc… Sans doute verrions nous l’émergence d’autres thématiques fortes si nous menions la même étude pour une intervenante en médiation animale qui est animatrice ou éducatrice de formation, qui possède des cochons d’Inde femelles etc… D’ailleurs, j’invite tout intervenant en médiation animale pratiquant avec des cochons d’Inde à mener le même genre d’étude, il serait fort intéressant de croiser nos regards et nos résultats pour essayer de voir s’il est possible de dégager des thématiques plus généralisables.

Orlane, Intervenante pour Coeur d’Artichien

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A la rencontre de Mme A dans ma pratique de la médiation animale

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chien mediateur Gandhi et Mme ABonjour à tous,

Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé avec vous sur ce site un cas clinique.

Je vous présente Mme A. Il y a un peu plus d’un an l’infirmière d’une résidence pour personne âgée me contacte car il y a une résidente qui ne va pas très bien. Nous allons intervenir à son domicile. Elle m’est décrite comme irritable, parfois agressive. Cependant les professionnels qui l’accompagnent à son domicile ont remarqué qu’à chaque fois que Mme A croise un chien ou un animal dans le jardin de la résidence, son visage s’ouvre, elle revient à la réalité et est ouverte à la communication.

Nos objectifs de travail se sont centrés sur la stimulation, l’apaisement et l’ancrage à la réalité par la complicité de l’animal.

La première fois que j’ai rencontré Mme A. j’ai  pu voir de mes yeux l’effet que la présence de mon chien Gandhi pouvait avoir sur elle. En effet, il y avait un décalage important entre la description que m’avait faite les membres de l’équipe et ce que je voyais actuellement. Tant qu’elle n’avait pas vu Gandhi, son visage était fermé, à l’instant où elle a croisé son regard, sa transformation physique a été immédiate : elle s’est redressée dans son fauteuil, le sourire est apparu sur ses lèvres, ses yeux se sont mouillés d’émotions, et ces mots sont sortis de sa bouche « mon petit chéri ! ». Le langage analogique en dit long dans ces moments là. A cet instant Mme A ne glissait plus vers la mort, mais plutôt vers la vie et la douceur du poils de Gandhi. Voilà une bonne base pour démarrer notre travail.

Nous avons appris au fil du temps à nous apprivoiser avec Mme A. Découvrir ce triangle de communication entre nos trois singularités pour en faire un espace de communication. Mme A a son petit caractère, c’est ce qui la rend si attachante.

Au début de la prise en charge, j’ai commencé à travailler sur une stimulation de la mémoire à court terme et à long terme. La complicité avec Gandhi s’est vite installée. Au début de nos interventions, Mme A ne pouvait pas faire des taches cognitives de plus de 10 minutes. Je prévoyais 3 exercices courts. Puis au fil du temps sa capacité d’attention, en la présence de Gandhi, s’est accrue. La mémoire affective et émotionnelle ont pris le dessus. La complicité de Gandhi a réveillé un moteur puissant chez Mme A : la motivation ! Faire plaisir et prendre soin de Gandhi. Au fil du temps, un ou deux exercices de 15/20 min ont structuré nos séances sans que Mme A ne montre de signe de fatigue particulier. Étonnant parfois l’humain ! Par le plaisir et le coté ludique de la médiation par l’animal on permet parfois aux bénéficiaires de se dépasser, aller chercher leurs ressources là où ils pensaient ne plus en avoir.

Dans cette résidence, j’ai croisé un jour la directrice au hasard des couloirs. Elle m’a interpellée en m’expliquant qu’avec le tuteur de Mme A ils avaient fait un bilan sur son état général. Les équipes ont remarqué que depuis que Mme A bénéficiait de séances de médiation animale elle était plus calme et apaisée au quotidien. Ainsi j’ai pu valider mon hypothèse de travail : la présence d’un chien dans la vie de Mme A est presque vitale. La médiation animale lui permet de combler ce besoin irrépressible d’être en contact avec un animal pour se sentir mieux, sans devoir en assumer les responsabilités et les contraintes au quotidien qui la mettrait en difficulté.

Voilà parmi tant d’autres, une exemple de ce que nous pouvons travailler au sein de nos séances de médiation animale chez Coeur d’Artichien.

Bon week end à vous,

Aurélie Vinceneux pour Coeur d’Artichien

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Coeur d’Artichien entre en milieu pénitentiaire

vendredi, 11 novembre 2016, 13:35 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale, mediation animale en prison

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coeurdartichien centre penitentiaire nantesCher internaute de passage, ou fidèle lecteur,

Nous vous avions parlé à la rentrée sur la page facebook de notre association (pour l’aimer cliquer ICI), des surprises pour la fin de l’année 2016. La voici la voila, c’est maintenant officiel : Coeur d’Artichien intervient au centre pénitentiaire de Nantes. Depuis plus d’un an nous avons monté ce projet en partenariat avec des professionnels du centre pénitentiaire. Cela ne fut pas simple. Chacun d’entre nous à mouiller sa chemise pour concrétiser ce projet. Il a fallut ensemble trouver les moyens pour que tous les protagonistes de ce projet y trouvent leur compte : les détenues bien sure , le cadre pénitentiaire, mais aussi mes chiens et moi. Après une longue réflexion et co-construction nous avons trouvé pour chaque problème des solutions (bien-être des chiens, aspect financier (le plus compliqué), gestion des détenus…). Betty et Gandhi m’accompagnent dorénavant dans ce nouvel environnement pour faire des séances de médiation par l’animal.

Des affaires de mes chiens restent sur place ainsi pendant que je travaille avec un groupe et un chien, mon deuxième chien se repose dans une pièce à part. Nous sommes au début du projet, nous avons réalisé 4 séances et j’ai pu déjà constater à quel point la présence de mes chiens était importante pour les détenues. Des larmes de joie ont coulées sur leur joue lorsque pour la première fois les détenues ont pu toucher et sentir un chien contre eux. Certains n’en avait pas eu l’occasion depuis plusieurs années. Mes chiens médiateurs deviennent alors vecteur de communication, ils apaisent, délient les langues, rappellent de bons souvenirs, répondent au besoin vital de chaque être humain de toucher et être touché.

Betty et Gandhi permettent par leur présence le temps d’1 heure par semaine et par groupe (2 groupes) de vivre différemment le cadre pénitentiaire et de recevoir de la douceur inconditionnelle de mes chiens. Pas besoin de mots, les échanges de regards, l’intention,  et les émotions ressenties suffisent pour créer un lien affectif.

Betty et Gandhi font finalement entrer par tout ce qu’ils représentent pour chaque détenus, un peu de douceur canine, des bons souvenirs, une écoute avec une qualité de présence indéniable (que seuls les animaux peuvent transmettre à ce point), et l’occasion de faire rentrer un peu de vie extérieure dans cet espace clos qu’est le milieu pénitentiaire.

chien mediateur penitentiaire

Aurélie Vinceneux, IMA pour Coeur d’Artichien

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Les « petits peu » au cœur de nos pratiques en médiation par l’animal

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coeur d'artichien mediation animaleAujourd’hui, Sophie IMA pour Coeur d’Artichien, a pris la plume pour partager avec vous un petit bout de sa pratique en médiation animale. Bonne lecture ! 🙂 Vous souhaitez suivre notre actualité ? Venez cliquer sur « j’aime » de notre page Facebook Coeur d’Artichien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

Le travail de Médiation par l’Animal est de plus en plus connu de tous.  Mais connaissons-nous bien ces petites choses qui fondent les séances ? En effet, des petits détails échappent souvent à l’observateur non averti. Ils sont si discrets, que nous pouvons même nous méprendre sur l’enjeu de la séance ! Pour les apercevoir, je vous invite à réfléchir sur « comment nous pratiquons», comme le préconise Hugo Horiot, dans  « L’Empereur, c’est moi », et  à affûter votre regard d’observateur avant d’embarquer en séances !

L’impolitesse, c’est chouette ! J’entre dans la section des petits de l’IEM, laissant les pas de ma chienne tinter sur le sol, le mousqueton de sa laisse cliqueter quelques instants, son odeur se propager dans la salle.  « Allongés sur des tapis, les enfants atteints de polyhandicap se redressent, et cherchent Haven du regard». Quel bonheur de les voir si actifs, pour établir un contact visuel avec la chienne, c’est pourquoi je privilégie un bonjour sensoriel !

Ne rien faire ou laisser-faire ?  « A l’EHPAD, je me suis assise en retrait, à la juste distance, pour ne pas gêner l’interaction entre Haven et Mme B, en fin de vie, mais suffisamment proche pour lui tenir la main en cas de besoin ». En accordage, les yeux dans les yeux, des secrets, des souffrances, des peurs, se dévoilent entre les bénéficiaires et nos animaux qui ne jugent pas. Une présence attentive de l’intervenant suffit, et l’air de rien, ça communique de manière intense et non verbale. Nous le remarquons à notre fatigue en fin de séance.

Banale discussion autour d’un thé, ou presque ! « Mme T est atteinte de la maladie de Parkinson. Tandis qu’elle me relate sa vie, ses jambes commencent à trembler. Haven pose le bout de ses pattes avant  sur ses genoux. Complice de l’initiative de ma chienne, je laisse tomber mon activité, et poursuis la discussion l’air de rien. Haven se retrouve peu à peu entre les 2 fauteuils, puis se couche sur la couverture posée sur les jambes, qui ne tremblent plus ». L’animal est un détecteur d’émotions, il sait mieux que nous, le moment exact où il peut agir en lien avec la personne. Dans cette situation, il y avait l’urgence d’une crise, aussi j’ai laissé la primeur à mon animal, afin d’offrir un beau moment d’apaisement à cette dame !

Sous nos yeux, l’invisible tsunami. « La petite J, 10 ans, ne possède pas le langage verbal. Allongée dans sa coque, elle  fait la moue.  Je tâtonne !  De l’extérieur, il ne se passe rien. Haven tourne son regard vers moi et soupire (signe que c’est difficile). J’écarte ma chienne, tout en le verbalisant à J, qui explose en sanglots.»  C’est la première fois qu’elle pleure ! L’équipe, chamboulée, prend conscience qu’elle a réagi au décès de son amie, ayant eu lieu le matin. L’animal possède un autre sens, très fiable, sans lequel, nous n’aurions pas pu mettre des mots sur ses émotions, puis apaiser cette petite fille.

L’animal déclencheur de mots, de bonheur : « A, fillette de 10 ans, s’exprime avec des sons et son corps. Je lui propose une dernière fois : «  -veux-tu prendre Haven sur tes genoux ? » Elle regarde Haven. – Un «NON » guttural » sort de sa bouche  pour la première fois, accompagné d’un grand sourire.» Avec l’équipe, nous exultons de joie pour partager avec elle, cette affirmation de soi !  Le bel effet d’une laisse qui traîne ! « Mme R est aphasique. Quand elle souhaite prendre la parole en groupe et si Jenna Lee est trop loin, elle attrape la laisse. En lien avec la chienne, elle prononce ainsi ces quelques mots : « elle est mignonne».

Essentielles, « ces petites choses parmi tant d’autres » font une belle différence pour les bénéficiaires. Elles témoignent de nos choix, de résultats visibles, de grands moments. Elles sont le reflet de la palette colorée de notre savoir-faire. Et si toutes ces petits choses mises bout à bout, … faisaient beaucoup, beaucoup.   

Sophie Montiège, IMA pour Cœur d’Artichien

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Les chinchillas de Coeur d’Artichien dans la pratique de la médiation animale

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chinchillas coeur d'artichien

Photo de Kalhéo Florence

Qui n’a jamais touché un chinchilla ne peux pas comprendre pourquoi ce petit animal est merveilleux. C’est un poil d’une douceur extrême, rien ne peut être plus doux que le poil du chinchilla, c’est un des animal le plus doux du monde.

Quand j’ai décidé de créer Cœur d’Artichien en 2009 (cf. article de notre 7ème anniversaire), j’avais dit «  je n’aurais jamais de rongeur, ça n’a pas de sens pour la médiation animale ». Mais ça c’était avant. Avant que je rencontre chez une collègue sa famille de chinchillas.

J’ai été fascinée par leur mode de vie, leur manière de se déplacer, leur douceur bien sûre, leurs grandes moustaches en mouvement permanent, leur queue d’écureuil, et leurs grandes oreilles rondes.

Je me suis renseignée sur leurs besoins éthologiques pour pouvoir les respecter au mieux. Tao est né chez ma collègue, il a grandi auprès de sa maman qui elle-même faisait déjà de la médiation animale. Puis il a rejoint notre famille. Plus tard c’est Nuage qui a constitué le binôme avec Tao.

J’ai commencé à construire des séances avec cet animal méconnu par les publics avec qui nous intervenons chez Cœur d’Artichien (personnes âgées, personnes porteuses de handicaps, enfants…). Il suscite curiosité, étonnement, et permet de travailler de nombreux objectifs de travail comme la capacité d’adaptation face à l’inconnu de nos bénéficiaires, l’hygiène, les relations sociales, l’imaginaire etc.

Cependant il faut savoir que c’est un petit animal qui a des particularités qu’il faut prendre en compte si vous souhaitez un jour travailler avec eux.

  1. C’est un animal nocturne. De ce fait je ne travaille avec mes chinchillas que de façon ponctuelle (1 ou 2 séances par mois), et les séances sont dans la grande majorité des cas l’après-midi, heure à laquelle ils se réveillent naturellement. De ce fait avoir un chinchilla n’est pas possible si vous vivez dans un petit appartement, car la nuit c’est la zumba dans leur cage.
  2. C’est un animal qui craint la chaleur et l’humidité. La pièce dans laquelle ils vivent doit avoir un hygromètre et ne doit jamais dépassé 24/25°C. Au-delà de ces températures, cela peut devenir létale pour eux. Nous ne pouvons pas travailler avec eux l’été.
  3. C’est un animal grégaire, ils ont donc besoin d’être deux pour être heureux.

Je suis toujours touchée par la curiosité et l’émerveillement des personnes qui touchent pour la première fois un chinchilla. J’ai le souvenir d’un grand directeur qui a touché mes chinchillas dans un couloir d’un foyer de vie. Ses yeux ont pétillés, je l’ai vu régrésser à ses 3 ans et demi, le temps de quelques secondes. C’était cocasse à voir.

Chez les personnes âgées ce genre de phrase revient souvent « Je suis vieille ou vieux, c’est quoi des chinchillas ? Qu’est-ce que c’est doux c’est indescriptible !». Voilà comment nos petits chinchillas viennent surprendre de temps en temps le ronron quotidien de nos bénéficiaires en institutions.

Aurélie Vinceneux,

Intervenante pour Cœur d’Artichien

Photo Florence Kalhéo

Photo Florence Kalhéo

 

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7 ans de Coeur d’Artichien : l’année du kangourou !

jeudi, 13 octobre 2016, 15:39 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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cazoo kangourouSaperlipopette 7 ans déjà !! Que de rebondissements, à force de travailler avec des chiens australiens, quelques gênes de Kangourous ont du se perdre chez Coeur d’Artichien.

Je lisais l’autre jour sur le profil facebook d’une amie la citation suivante de Monsieur Schopenhauer :

Toute vérité franchit trois étapes ;

– D’abord, elle est ridiculisée.

– Ensuite, elle subit une forte opposition.

– Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

Cette citation m’a fait penser à l’évolution de la médiation animale en France. Nous constatons aujourd’hui que lorsqu’une nouvelle structure ou famille nous contacte pour avoir des renseignements sur notre activité, elle ne nous demande plus comme il y a 6 ans : « Qu’est-ce que la médiation animale ? » ou « Quels sont ses bien faits ? »  cela est devenue comme une évidence. MAIS  « Comment travaillez-vous chez Cœur d’Artichien ? » ou « Quelles sont vos valeurs, vos méthodes de travail ?« .  Les deux premières étapes de la citation sont acquises. Il n’y a plus besoin de démontrer et défendre les effets positifs de nos animaux sur les humains en difficulté. Quelle belle évolution de la médiation animale et reconnaissance de notre travail !

2016 l’année du kangourou, changements chez Cœur d’Artichien

En 2016 beaucoup de chose ont bougées. Au sein de l’équipe nous sommes tous sensible au fait de s’adapter, se remettre en question pour améliorer au quotidien nos interventions au sein des structures du médico-social, et rebondir en toutes circonstances comme de bons kangourous, mais cela demande de l’énergie et des ressources. Pour cela cette année l’association a demandé de l’aide à un intervenant extérieur pour réfléchir à notre pratique professionnelle. En 2016, l’équipe des intervenantes a bénéficié de séances de supervision professionnelle. Cela nous a permis de continuer à nous apprivoiser mutuellement dans l’objectif de mieux travailler ensemble. La co-construction c’est un joli mot, mais c’est aussi quelque chose de complexe, où chacun doit trouver sa place, être soi-même au sein d’un groupe pour s’enrichir mutuellement, et pouvoir faire le kangourou, rebondir en équipe. Vaste programme semé d’embûches et de belles surprises.

Les partenaires de Coeur d’Artichien

Le nombre de nos partenaires n’a pas augmenté cette année, je dirais mieux : il s’est stabilisé. Quelques uns de nos anciens partenaires ont décidés de travailler sur d’autres médiations, il y a eu des décès de personnes âgées qu’on accompagnaient depuis plusieurs années, et d’autres partenaires et familles sont arrivés. Ce fut la valse des séparations (en bon terme) et de l’ouverture à de nouveaux possibles, nouveaux publics, nouvelles rencontres humaines et animales. Cœur d’Artichien semble entrer  dans une certaine stabilité. Un système qui semble s’équilibrer après 7 longues années de travail acharné, de doutes, de peurs, de joies. On savoure, tout en ayant conscience que la médiation animale c’est précaire (SMIC horaire), que parfois il y a des imprévus (budgets qui sautent, départ d’un cadre qui nous soutient etc) . Rien n’est acquis, tout bouge tout le temps. Ce mouvement permanent nous rappelle l’importance de savourer l’instant présent, chose que nos animaux font à la perfection et peut être bien les kangourous aussi.  

L’évolution de nos animaux médiateurs

Ce 7ème anniversaire, c’est également le vieillissement de nos premiers animaux médiateurs, un peu moins en forme, ils demandent à moins travailler, nous leur aménageons des horaires adaptés. C’est une expérience étonnante lorsque nous travaillons avec des humains également vieillissants. L’effet miroir est saisissant. Petit conseil pour les futurs intervenants : On y pense pas assez lorsque l’on démarre en médiation animale, qui dit animaux vieillissant, dit moins de possibilité de séance, et ralentissement de notre activité. Il faut essayer d’anticiper cela et ne pas avoir des animaux tous du même âge pour démarrer.

Voilà encore une belle année de passée, la suivante nous apportera des surprises bonnes et mauvaises c’est le mouvement permanent de la vie. Churchill disait « Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends« .

Merci à tous pour votre soutien au quotidien !

Aurélie Vinceneux

Coordinatrice et Intervenante pour Cœur d’Artichien

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L’oiseau, la branche et ses ailes

jeudi, 6 octobre 2016, 10:26 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien