Médiation animale à la MAF du centre pénitentiaire de Nantes

Share Button

coeur d'artichien Betty et detenue w_Gandhi et detenueAujourd’hui nous avons le plaisir de partager avec vous, un article parut sur le site intranet Direction Interrégionale des services pénitentiaires de Rennes, Ministère de la Justice. Ils y parlent du travail que je réalise avec mes deux chiens Gandhi et Betty dans le milieu pénitentiaire. Ce projet est un bel aboutissement du travail mené avec l’équipe de la MAF et deux détenues qui ont porté la création de ce projet.

Médiation animale à la MAF du Centre Pénitentiaire de Nantes

Depuis début novembre 2016, dans le cadre de la prévention du suicide, Aurélie Vinceneux et ses deux chiens, Ghandy et Betty, interviennent à la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Nantes tous les jeudis pour deux séances de 45 minutes, auprès de deux groupes de six personnes détenues.
Betty, le berger australien, permet de travailler sur la question des limites, la résistance, l’affirmation de soi et la valorisation.
Gandhi, le berger des shetland, porte l’attention sur la question du maternage et la nécessité de prendre soin de soi et de l’autre.
Ils  interviennent à tour de rôle ou ensemble auprès des femmes dans un contexte de fragilité psychologique et de prévention du suicide.
La médiation animale permet de créer du lien, d’aborder les problèmes sous un autre angle.
Les séances rencontrent un engouement et une assiduité de toutes les participantes.
Des financements sont actuellement recherchés pour pérenniser ces séances qui assurent une meilleure prise en charge du public de la MAF.
L’apport des séances est visible sur le comportement des femmes, et notamment sur celles qui depuis, ont eu leur procès aux assises.
© FG & LD

Share Button

Meilleurs vœux pour 2017 !

jeudi, 5 janvier 2017, 20:02 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

Share Button

coeur d'artichien voeux

Bonjour à tous,

Pour ceux qui nous suivent depuis plusieurs années, cette année vous ne recevrez pas de carte de voeux par courrier postal, en effet tout bon gérant c’est que la gestion des budgets consistent à 150% de faire des choix. Cette année nous faisons le choix d’utiliser cet argent à d’autres choses plus essentielles à nos yeux : prendre soin de notre équipe. Je profite de cet article pour remercier chaleureusement Valérie Martin, la créatrice de cette jolie carte de voeux.

Cette année nos voeux 2017 seront centrés sur l’essentiel, l’essence même, sans ce petit quelque chose, cette petite flamme de vie qui brille en chacun de nous et dont nous devons prendre grand soin pour pouvoir continuer à prendre soin des autres et leur transmettre avec la complicité de nos animaux notre lumière et notre chaleur. Vous voyez de quoi nous parlons, non ? Vous tous qui passés sur ce site, qui faites un travail de relation d’aide, ou rêvait d’en faire un un jour, en 2017 n’oubliez pas l’essentiel : prendre soin de vous !!

On a l’habitude dans le monde de la médiation animale d’évoquer très souvent et à juste titre les besoins des bénéficiaires, ceux de nos chers poilus mais on ne parle finalement que très rarement de cet autre animal à deux pattes qui se donne corps et ame sans compter ses heures et de ses besoins spécifiques : les IMA (Intervenants en médiation animale). Voilà une piste de réflexion à travailler pour les prochaines années !

Très belle année à vous et à tous vos poilus !

Share Button

Joyeux Noël à tout les IMA et les autres !

samedi, 24 décembre 2016, 6:29 | Catégorie : Non classé

Share Button

fond-ecran-pere-noel

Nous vous souhaitons à vous,

Intervenant en Médiation Animal

et tout autre bipède qui passe par là, sans oublier

les 4 pattes plus ou moins poilus

un Joyeux Noël !

stickers-comete-le-renne-du-pere-noel

Share Button

Deux drôles de lettres pour le Père Noël

jeudi, 15 décembre 2016, 10:42 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

Share Button

Bonjour à tous,

Il est temps de parler de choses sérieuses maintenant, le père Noel ne va pas tarder. Vous aviez aimé voyager l’année dernière avec une histoire de Père Noel, nous réitérons cette année l’expérience, avec une belle histoire trouvé sur le net (source en bas de l’article), qui raconte la rencontre entre un chien et une petite fille. Une bien belle rencontre humanimale comme nous pouvons le vivre au quotidien dans notre pratique de la médiation animale.  Ce conte va pouvoir être réutilisé durant nos séances de médiation animale pour finir l’année en beauté avec nos bénéficiaires. L’équipe Cœur d’Artichien

Noel coeur d'artichien

Deux drôles de lettres pour le Père Noël      

Le Père Noël commence à ouvrir son sac de courrier avec l’aide des lutins et de la Mère Noël. «  Ma parole, il y a encore plus de lettres que d’habitude, les enfants sont de plus en plus exigeants, c’est sûr les lutins, vous allez devoir faire des heures supplémentaires  » marmonne le Père Noël dans sa barbe. Il y a même un petit garçon qui veut le dernier modèle d’un chien électronique et une tablette numérique avec des jeux violents, les lutins n’ont jamais encore fabriqué ce genre de jouets.  «  Que ce monde devient compliqué  » pense le Père Noël…

«  Ah, ça, c’est le comble  » grogne-il  en ouvrant une nouvelle lettre,  «  Nom d’un petit sapin, je ne la connaissais pas celle là, devinez qui m’écrit, c’est un chien, un vrai chien, je sais bien que la nuit de Noël, les animaux parlent, mais celui là , il écrit, c’est nouveau, si tous les chiens de la terre se mettent à écrire, il va falloir recruter chez les lutins  ». Les lutins se mettent à danser autour du Père Noël, «  Lis-nous la lettre, lis-nous la lettre  » et la Mère Noël répète  :  «  Mais lis-nous donc cette lettre  ». Alors le Père Noël s’assoit confortablement dans son grand fauteuil rouge et commence la lecture  : «  Cher Père Noël, je m’appelle Nic et je suis un chien perdu dans la forêt de l’Orme aux Loups, mes maîtres m’ont fait descendre de leur voiture et sont partis, moi, je les aimais bien et j’ai cru qu’ils allaient revenir, mais il y a plusieurs semaines de cela et maintenant je sais bien qu’ils ne reviendrons plus, je suis tout seul, j’ai faim, j’ai froid et j’ai peur la nuit, j’entends toutes sortes de bruits bizarres, des animaux qui crient, des branches qui craquent. Je sais que tu existes, alors je t’écris, je ne sais pas si tu pourras faire quelque chose pour moi, je n’ai même pas de chaussures pour mettre sous le sapin qui me sert d’abri, cela va certainement être très dur pour toi de trouver ce que je voudrais. Je voudrais retrouver une famille, avec une petite fille ou un petit garçon ou les deux et je voudrais aussi un collier et une laisse pour me promener avec eux et pour qu’ils ne me perdent pas, je voudrais être tout près d’un sapin illuminé, dans une maison où il fait chaud, c’est mon rêve. Toi qui sais faire des miracles, fais quelque chose pour moi. Je te fais plein de lélèches, Père Noël ainsi qu’à la Mère Noël et aux lutins. Je t’attendrai le soir de Noël sur la route qui mène à Sancerre  »

«  Que peut-on faire avec une histoire pareille  » dit le Père Noël. Les lutins pensent qu’il faut trouver une solution, mais jamais on ne leur demande un vrai chien, des chiens en bois, des chiens mécaniques, des chiens en peluche, des chiens à bascule, c’est fréquent, mais jamais des chiens en chair et en os…

Alors la Mère Noël assise, elle aussi, dans un grand fauteuil rouge, qui écoute tout en continuant à ouvrir les lettres s’écrie  ; «  nom d’un petit sapin, écoutez moi ça  ». «Mon petit Père Noël, je m’appelle Colette, je ne voudrais pas te contrarier, ce n’est pas facile à dire et en plus Maman et Papa ne seront peut-être pas d’accord…Mais il faut bien que tu saches  : depuis plusieurs années, tu m’apportes ce que je demande, enfin presque  : je demande un chien, j’en ai déjà plusieurs en peluche surtout, ils ressemblent à de vrais chiens avec plein de poils, j’en ai des blancs, des noirs, des marron et même d’autres couleurs, j’en ai un qui aboie, parce qu’il a une pile dans le corps, mais ils sont toujours froids et je ne peux pas les emmener avec moi se promener. Père Noël, je suis désolée mais cette année, je veux un vrai chien avec un cœur au lieu d’une pile, un vrai chien tout chaud contre lequel on aime se blottir, qui fait des lélèches, avec qui on peut se balader dans la forêt et qui aboie juste un peu quand quelqu’un arrive, un chien qui remue la queue et qui vous regarde avec des yeux doux, un vrai compagnon, un ami quoi, pense au collier et à la laisse pour que je ne le perde pas. C’est dur ce que je te demande, si tu ne trouves pas, je ne t’en voudrai pas, mais surtout ne m’apportes rien d’autre.  »

«  Nom d’un petit sapin  » gronde le Père Noël, «  je n’ai jamais entendu pareille histoire, voilà une petite demoiselle qui n’aime pas mes cadeaux  . Ce monde devient de plus en plus curieux.  » Mais les lutins, qui sont vraiment de très gentils lutins et qui sont très attentifs à la lecture des lettres s’écrient  :  «  ce serait merveilleux d’apporter Nic à Colette au pied du sapin, dans sa jolie maison, on ferait deux heureux et en plus nous n’aurions rien à fabriquer, ce serait vraiment super.  »

«  Vous êtes de petits malins  » répond le Père Noël,  «  et que vont dire les parents de Colette, je veux bien satisfaire les désirs des enfants, mais je ne veux pas d’histoires avec les parents.  » La Mère Noël qui a toujours de bonnes idées dit  ;  «  tu peux peut-être leur téléphoner  ». «  Non  » dit le Père Noël de sa grosse voix,  «  ça ne se fait pas  ». Avez-vous déjà entendu le Père Noël téléphoner aux Mamans et aux Papas en disant  : Allo, allo, c’est moi le Père Noël, votre fils m’a commandé une fusée pour aller dans la lune, une vraie, êtes -vous d’accord  ? Je vous dis tout de suite que les délais sont très longs et que cela va coûter très cher. Avez-vous entendu cela une seule fois  ?. Non, bien entendu. Le Père Noël envoie des cadeaux aux enfants qui lui écrivent, point, il ne se sert jamais du téléphone.

Alors la Mère Noël, se fâche et lui dit  ;  «  Pour une fois, prend ce téléphone et appelle les parents de Colette, sinon, je vais le faire, moi-même, c’est la première fois qu’un petit chien écrit et la petite Colette à qui tu descends chaque année des chiens fabriqués de la main des lutins et qui demande un vrai chien, mérite bien que tu le prennes ce téléphone même si c’est la première fois.  » les lutins frappent dans leurs mains et chantent  :  «  Vas-y, Père Noël, vas-y Père Noël, la Mère Noël a raison . » Alors le Père Noël, après un long silence, déclare enfin  : «  puisque vous êtes tous contre moi, je vais le faire, pour cette fois seulement et parce que c’est vraiment une histoire extraordinaire.  » Il passe dans la pièce d’à côté où se trouve le téléphone, on l’entend parler mais on ne comprend pas ce qu’il dit. Un bon moment après il rentre, la Mère Noël et les lutins n’en peuvent plus d’attendre et l’interrogent tous ensemble. Alors le Père Noël de sa grosse voix bourrue déclare  :  «  c’est arrangé, mais que cela ne se reproduise pas, c’est désagréable de convaincre les parents et ce n’est pas mon rôle, j’ai déjà bien trop de travail avec les tournées.  »

Alors le Père Noël sur son grand traîneau conduit par les rennes est passé le soir de Noël sur la route de l’Orme aux Loups, Nic était là à attendre, il a sauté tout joyeux dans le traîneau à côté du Père Noël, ils ont survolé la maison de Colette, Nic est descendu dans la cheminée et s’est endormi sous le sapin illuminé, il faisait chaud… Au matin, quand Colette s’est réveillée, elle n’en croyait pas ses yeux, il y avait un petit chien endormi sous le sapin et c’était un vrai chien avec un cœur qui battait sous son joli pelage,il était tout doux, il était tout chaud, alors avec des larmes dans les yeux, elle l’a pris dans ses bras et lui, avec son bout de langue toute rose il a séché ses larmes. Quel bonheur, quand ils auront fini de faire connaissance et de se raconter un tas de choses, sûr, ils vont écrire une belle lettre au Père Noël pour le remercier…!

Josette Blin

Source : http://www.cbpt18.fr/

guirlande

Share Button

Les danseurs de l’unité protégée, par Daphné intervenante en médiation animale

Share Button

couple-de-vieux-maries-danseursBonjour à tous,

C’est Daphné, Intervenante pour Coeur d’Artichien qui a pris la plume pour partager avec vous une expérience qu’elle a vécu au sein d’une unité protégée lors de ses interventions en médiation animale. Belle lecture à vous. Aurélie Vinceneux 

Vous souhaitez suivre notre actualité ? Venez cliquer sur « j’aime » de notre page Facebook Coeur d’Artichien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

Voici une petite histoire qui parle de relation d’aide et d’amour dans la maladie.

Arrivée depuis peu dans l’unité, Mme A se faisait toute petite à sa première séance de médiation animale. C’était une personne discrète dont le visage et les manières exprimaient une douceur et une gentillesse qu’on rencontre rarement. Elle n’était pas particulièrement familière des animaux en général, un brin mal à l’aise, leur rencontre était pour elle une vraie découverte dans laquelle elle avait besoin d’être accompagnée. Elle avait pris très au sérieux l’un des objectifs de l’activité: celui de l’aider à maintenir ses capacités cognitives tout en prenant plaisir à chouchouter les animaux.

A la seconde séance, elle est arrivée accompagnée de son mari en visite. A l’image de sa femme, c’était un homme charmant, tout en discrétion et en pudeur. Il la tenait tendrement par le bras, comme deux danseurs qui vont s’élancer sur le parquet bien ciré d’un salon. Mr. A est resté spectateur assis à côté de sa femme. Il l’a vue sourire, rire, faire des efforts, caresser avec bonheur mes boules de poils, le tout dans une ambiance sympathique et rassurante. Il s’est lui aussi détendu, heureux de voir sa femme si apaisée.

Mr A est ensuite venu à chaque séance, figure rassurante et encourageante pour sa femme qui est devenue de plus en plus familière avec les animaux avec le temps. D’une certaine façon, Mr A a compris que lui et moi jouions dans la même équipe pour aider sa femme. Je lui ai appris à la laisser faire, à ne pas toujours chercher à l’aider et à faire à sa place. Ca n’a pas dû être facile pour lui d’être confronté à ses difficultés grandissantes sans agir mais il n’a pas baissé les bras et il a lui aussi fait des efforts pour qu’elle puisse travailler ses compétences. Il a rapidement saisi l’intérêt de la médiation animale dans la lutte contre la maladie de sa femme et l’a soutenue et encouragée du mieux qu’il a pu. Je pense que la médiation lui a aussi permi d’adoucir l’acceptation de l’avancée de la maladie. Il profitait chaque mois d’un temps d’échanges avec moi sur son évolution, quelques mots glissés rapidement dans un couloir, une poignée de main chaleureuse et un regard complice. J’ai compris très vite qu’en aidant Mme A, j’aidais aussi Mr A.

A notre dernière séance, nous avons distribué les photos souvenirs. Celles de Mme A étaient particulièrement réussies, elle rayonnait, superbe et souriante entourée de cochons d’inde. Rien à voir avec la personne perdue et effacée de la première séance. Mr A était ému aux larmes de découvrir les photos de sa femme si belle et si heureuse. Il m’a dit « les enfants vont être contents de la voir comme ça ».

Six mois plus tard, je suis revenue intervenir une après midi dans le cadre d’une animation offerte par des étudiantes. J’ai pensé à Mr et Mme A, je me suis demandée si la maladie avait beaucoup évolué. Je me suis préparée au pire. J’ai été soulagée de retrouver mes deux danseurs en assez bonne forme, toujours aussi unis, toujours pleins d’amour. Mr A m’a saluée chaleureusement, il m’a reparlé des photos qu’il a fait encadrer et que leurs enfants ont fait reproduire. L’exercice du jour consistait à guider le chien sur un parcours de motricité (des obstacles, un slalom, un tunnel). Arrive le tour de Mme A et me voilà un peu angoissée et pleines de questions. A t-elle beaucoup « perdu » ? Va t-elle y arriver ? L’enjeu est important, Mr A doit attendre ce « test » lui aussi avec inquiétude, je vois qu’il se tortille sur sa chaise. Il me confie le bras de sa femme et l’encourage encore une dernière fois. Je respire un grand coup, j’ai l’impression qu’on va courir un marathon. Mme A s’accorche à mon bras, je la rassure, l’oriente, on prend notre temps. Elle me fait confiance, mon chien a compris qu’il se passait quelque chose et se tient à carreaux. Je crois que j’ai cessé de respirer pendant les minutes qui ont suivi. Mme A s’applique, elle m’écoute et donne les bons ordres « saute, dedans », je la guide mais elle se débrouille bien. Je suis soulagée qu’elle n’ait pas « trop perdu », même si les mots se mélangent désormais dans son discours. Mr A se lève pour acueillir sa femme, je lui confie son bras à mon tour. Il est souriant et me glisse, très fier, « elle est encore capable, vous avez vu ?« .

Daphné, Intervenante en médiaiton animale

Share Button

Est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ?

jeudi, 1 décembre 2016, 21:15 | Catégorie : Chien médiateur, L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

Share Button

Vous souhaitez suivre notre actualité ? Venez cliquer sur « j’aime » de notre page Facebook Coeur d’Artichien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

rhume chienBonjour à tous,

En pleine période de microbes, virus en tout genre, on sait dit que cette question pourrait peut être vous intérésser chers lecteurs.

Quand on fait de la médiation par l’animal il est indispensable de connaitre les zoonoses pour :

  • pouvoir protéger nos animaux des virus humain d’une part,
  • pour protéger les bénéficiaires et professionnels d’éventuelles maladies transmissibles à l’homme de nos animaux (malgré toutes les précautions prises, c’est une réalité quand on travaille avec du vivant)
  • mais surtout pour que nos animaux ne soient pas vecteur de transmission de virus. Nous sommes particulièrement sensible à cette précaution durant l’automne et l’hiver pour la grippe et les gastro entérites. En effet, les non initiés à la médiation animale ne pense pas forcément à ce problème.  Mais quand Mme A enrhumée caresse notre chien  avec sa main dans laquelle elle a toussée dans un EHPAD, et qu’ensuite on va dans un autre établissement, si nous ne sommes pas vigilent nous pouvons balader par le vecteur du poil de nos animaux pleins de jolis microbes.  Il va être difficile de désinfecter intégralement notre chien au gel hydroalcoolique après chaque séance  (humour et éthique sont de rigueur :-)). Nous réduisons donc au maximum ces risques de contamination avec des protocoles d’hygiène que nous avons instaurés chez Coeur d’Artichien. Depuis 7 ans cela a été efficace.

Une question me restait en tête « Mais en fait est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ? ». Après une petite recherche sur le net, j’ai trouvé la réponse à ma question (ICI).

La réponse : Généralement, non. La recherche suggère que les chiens ne capturent pas les rhumes de l’homme (alias rhinovirus) parce que leur génétique n’est pas sensible aux mêmes souches de virus que les humains. Toutefois, les chiens ont leurs propres souches de virus, tels que la toux de chenil – un virus très contagieux et similaire à un rhume, qui résonne dans des populations de haute densité tels que les chenils et refuges – et même leur propre souche de la grippe H1N1 (H3N8).

La plupart des maladies sont spécifiques à chaque espèce, donc les chiens propagent des microbes chez les chiens, les chats parmi les chats et les humains parmi les humains. Il existe de rares exceptions, toutefois, tels que le H1N1, qui est un virus de porc mélangée avec un virus humain et mutée pour devenir un virus humain à humain.

Bien que les chiens et les humains ne passent pas de virus entre eux, ils sont sensibles à certains des mêmes infections bactériennes et les parasites (la teigne, les vers intestinaux et la rage), qui peut parfois conduire à des symptômes de rhume ou grippaux. Alors il est toujours conseillé de se laver les mains après que l’on est touché ou nettoyé des litières d’animaux.

Conclusion: Vous êtes probablement sans danger si votre chien vous lèche sur le visage alors que l’un de vous souffrez d’une grippe ou d’un rhume.

Share Button

Des cochons d’inde comme partenaires de travail ? Et pourquoi pas !

Share Button

Nantes mediation animale cochon d'inde mediateurOrlane est psychologue clinicienne et intervenante en médiation animale depuis plus de 3 ans chez Coeur d’Artichien. Après une formation en interne sur le terrain au sein de Coeur d’Artichien, il était convenu à son arrivée dans l’association qu’il était nécessaire qu’elle puisse approfondir sa formation en médiation animale en faisant en 2015-2016 le DURAMA. Cette formation l’a amené à adopter une attitude réflexive sur cette pratique si singulière. Chose essentielle dans tout métier dans la relation d’aide. Elle partage avec vous aujourd’hui la synthèse de son travail de mémoire universitaire  » Des cochons d’inde comme partenaires de travail ? Et pourquoi pas ! » Bonne lecture à tous. Aurélie. 

Dans le cadre du DURAMA, il nous était demandé de présenter un travail de recherche, un mémoire, sur un sujet libre. De nombreux thèmes m’intéressaient mais très vite, un m’a paru évident : celui qui faisait la spécificité de ma pratique et qui étonnait, intriguait souvent et faisait naître parfois certaines réticences : le travail avec les cochons d’Inde !

L’accompagnement de personnes fragilisées avec des Nouveaux Animaux de Compagnie est certes en pleine expansion mais est-il vraiment pertinent ? Est-ce un effet de mode ou a-t-il de véritables bénéfices ? L’ayant expérimenté un peu par hasard il y a trois ans à mes débuts chez Cœur d’Artichien, je n’ai eu de cesse de faire évoluer cette pratique, la développer et en ai tiré des bienfaits que je n’avais même pas imaginés et dont je voulais rendre compte et objectiver.

Dans le cadre de ce mémoire, je me suis donc posée les questions suivantes : Les programmes de Médiation animale associant les cochons d’Inde sont-ils aussi pertinents que ceux plus couramment proposés avec le chien ou le cheval ? Revêtent-ils un intérêt particulier ? Permettent-ils de travailler certains thèmes plus spécifiquement ?

L’idée de ce mémoire était de chercher à déterminer quels axes majeurs peuvent être abordés avec cette espèce animale. Pour ce faire, je me suis appuyée sur des données éthologiques du rongeur (je remercie d’ailleurs Aurore Chartier et Elodie Dubois toutes deux éthologues, pour leur aide précieuse, et sans qui je n’aurai pu établir ce relevé), mais aussi sur l’analyse qualitative de plus de cent séances de médiation animale à destination d’adultes vieillissants ou en situation de handicap accueillis en institutions.  J’ai croisé ces résultats avec le témoignage des professionnels co-acteurs.

De ce dépouillement de données, cinq axes de travail sont ressortis comme récurrents et particulièrement intéressants à travailler avec les bénéficiaires :

1/ le rapport à l’alimentation, qui peut s’expliquer par le fait qu’il s’agisse de l’activité la plus représentée chez cette espèce puisqu’il passe plus de 40% de leur temps à se nourrir et que le nourrisage constitue l’activité la plus réalisée en séance.

2/le lien social, du fait du caractère grégaire de l’animal et de mes interventions toujours avec des duos de cochons d’Inde. Les rapports sociaux, familiaux… se trouvent souvent sur le devant de la scène.

3/la sensorialité, de par leur texture de poils différente mais aussi par leur expression vocale très marquée et que l’on retrouve peu chez les autres espèces animales.

4/ le besoin de protection/la gestion des peurs : en lien avec la néoténie de l’animal et son besoin de disposer d’abri de protection.

5/la contenance et le vécu de l’enfermement/contention : le fait d’emmener les animaux en cage de transport s’est également révélé être porteur de sens pour des personnes vivant la contention ou l’enfermement en unité protégée.

L’étude que j’ai menée n’avait pas vertu à produire un savoir généralisable à l’ensemble des programmes associant le cochon d’Inde mais permettait plutôt une analyse de ma propre pratique en association, dans une volonté de transmission. Ils émergent comme des thèmes privilégiés et mettant particulièrement au travail les bénéficiaires que j’ai accompagné avec Choco, Safran, Cookie, Flocon et Domino. Comme je l’explique dans ce mémoire, ces résultats sont valables dans un cadre donné, compte tenu de mon identité, des binômes cochons d’Inde que je fais intervenir etc… Sans doute verrions nous l’émergence d’autres thématiques fortes si nous menions la même étude pour une intervenante en médiation animale qui est animatrice ou éducatrice de formation, qui possède des cochons d’Inde femelles etc… D’ailleurs, j’invite tout intervenant en médiation animale pratiquant avec des cochons d’Inde à mener le même genre d’étude, il serait fort intéressant de croiser nos regards et nos résultats pour essayer de voir s’il est possible de dégager des thématiques plus généralisables.

Orlane, Intervenante pour Coeur d’Artichien

Share Button

A la rencontre de Mme A dans ma pratique de la médiation animale

Share Button

chien mediateur Gandhi et Mme AVous souhaitez suivre notre actualité ? Venez cliquer sur « j’aime » de notre page Facebook Coeur d’Artichien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/Bonjour à tous,

Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé avec vous sur ce site un cas clinique.

Je vous présente Mme A. Il y a un peu plus d’un an l’infirmière d’une résidence pour personne âgée me contacte car il y a une résidente qui ne va pas très bien. Nous allons intervenir à son domicile. Elle m’est décrite comme irritable, parfois agressive. Cependant les professionnels qui l’accompagnent à son domicile ont remarqué qu’à chaque fois que Mme A croise un chien ou un animal dans le jardin de la résidence, son visage s’ouvre, elle revient à la réalité et est ouverte à la communication.

Nos objectifs de travail se sont centrés sur la stimulation, l’apaisement et l’ancrage à la réalité par la complicité de l’animal.

La première fois que j’ai rencontré Mme A. j’ai  pu voir de mes yeux l’effet que la présence de mon chien Gandhi pouvait avoir sur elle. En effet, il y avait un décalage important entre la description que m’avait faite les membres de l’équipe et ce que je voyais actuellement. Tant qu’elle n’avait pas vu Gandhi, son visage était fermé, à l’instant où elle a croisé son regard, sa transformation physique a été immédiate : elle s’est redressée dans son fauteuil, le sourire est apparu sur ses lèvres, ses yeux se sont mouillés d’émotions, et ces mots sont sortis de sa bouche « mon petit chéri ! ». Le langage analogique en dit long dans ces moments là. A cet instant Mme A ne glissait plus vers la mort, mais plutôt vers la vie et la douceur du poils de Gandhi. Voilà une bonne base pour démarrer notre travail.

Nous avons appris au fil du temps à nous apprivoiser avec Mme A. Découvrir ce triangle de communication entre nos trois singularités pour en faire un espace de communication. Mme A a son petit caractère, c’est ce qui la rend si attachante.

Au début de la prise en charge, j’ai commencé à travailler sur une stimulation de la mémoire à court terme et à long terme. La complicité avec Gandhi s’est vite installée. Au début de nos interventions, Mme A ne pouvait pas faire des taches cognitives de plus de 10 minutes. Je prévoyais 3 exercices courts. Puis au fil du temps sa capacité d’attention, en la présence de Gandhi, s’est accrue. La mémoire affective et émotionnelle ont pris le dessus. La complicité de Gandhi a réveillé un moteur puissant chez Mme A : la motivation ! Faire plaisir et prendre soin de Gandhi. Au fil du temps, un ou deux exercices de 15/20 min ont structuré nos séances sans que Mme A ne montre de signe de fatigue particulier. Étonnant parfois l’humain ! Par le plaisir et le coté ludique de la médiation par l’animal on permet parfois aux bénéficiaires de se dépasser, aller chercher leurs ressources là où ils pensaient ne plus en avoir.

Dans cette résidence, j’ai croisé un jour la directrice au hasard des couloirs. Elle m’a interpellée en m’expliquant qu’avec le tuteur de Mme A ils avaient fait un bilan sur son état général. Les équipes ont remarqué que depuis que Mme A bénéficiait de séances de médiation animale elle était plus calme et apaisée au quotidien. Ainsi j’ai pu valider mon hypothèse de travail : la présence d’un chien dans la vie de Mme A est presque vitale. La médiation animale lui permet de combler ce besoin irrépressible d’être en contact avec un animal pour se sentir mieux, sans devoir en assumer les responsabilités et les contraintes au quotidien qui la mettrait en difficulté.

Voilà parmi tant d’autres, une exemple de ce que nous pouvons travailler au sein de nos séances de médiation animale chez Coeur d’Artichien.

Bon week end à vous,

Aurélie Vinceneux pour Coeur d’Artichien

Share Button

Coeur d’Artichien entre en milieu pénitentiaire

vendredi, 11 novembre 2016, 13:35 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale, mediation animale en prison