Un cas clinique en médiation animale : Mme M, une personne âgée désorientée partie 1

jeudi, 16 février 2017, 21:27 | Catégorie : CAZOO et la personne âgée

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chien médiateur nantesBonjour chers lecteurs,

Cette semaine, j’avais envie de partager avec vous la première partie d’un cas clinique écrit il y a maintenant quelques années. C’est un article qui a été écrit en 2011 et publié en 2012 dans un ouvrage intitulé Médiation animale, l’animation en maison de retraite aux Éditions Weka. L’article étant trop long pour un seul article, je l’ai coupé en deux. Pour connaitre la fin de l’histoire, revenez nous voir dès la semaine prochaine 😉 Suspens suspens ^^

Le texte ci-dessous est protégé par les droits d’auteur, toutes reproductions sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.

La médiation animale est une carte supplémentaire pour travailler avec les personnes âgées désorientées. Comment l’utilisation d’un chien peut-il faciliter le travail en équipe ?

Étape 1/5 : Qui est Mme M ?

Mme M est une personne présentée comme dépressive. Elle broie du noir, pleure beaucoup et refuse la grande majorité des activités que lui propose l’équipe. Elle a également des tendances à la paranoïa, elle se sent persécutée et a le sentiment que certains membres de l’équipe veulent l’empoisonner ou la voler. C’est une personne victime d’hallucinations visuelles et auditives. Elle est en fauteuil roulant et passe beaucoup de temps à déambuler en faisant rouler son fauteuil.

Nous apprenons, en discutant avec la psychologue de l’établissement, que Mme M a eu des chiens avant d’arriver en EHPAD. L’équipe rencontre des difficultés à trouver des activités adaptées à cette dame, qui est dans le refus presque systématique. Elle cherche une solution pour que Mme M puisse avoir des temps de parole en individuel.

Nous allons constater rapidement qu’en effet Mme M a beaucoup de choses à dire. Le chien va lui permettre de s’ouvrir à la communication pour parler de son histoire.

Étape 2/5 : le choix du chien pour Mme M

Pour travailler en séance individuelle de médiation animale avec une personne âgée désorientée, il faut prendre le temps de former un couple « bénéficiaire chien » qui fonctionne au mieux. Il est important pour que ce couple fonctionne qu’une rencontre « avec un grand R » se produise. Pour cela il faut bien connaitre ses chiens de travail.

C’est pourquoi il est impératif, pour faire un bon travail, d’intervenant en médiation, de travailler avec ses propres animaux et non avec ceux d’un autre professionnel. Ensuite, il faut apprendre à connaitre la personne avec qui nous allons travailler. C’est un travail triangulaire qui demande du temps, de l’observation, et une écoute de qualité. Adapter le caractère de son chien, en fonction des envies et besoins de la personne est primordial.

Dans le cadre de notre travail avec Mme M, nous lui présentons dans un premier temps, Chayna, une chienne de 4 ans, très douce, qui ne remet jamais en question l’autorité. La séance avec Chayna et Mme M, renvoie quelque chose de « mou ». La rencontre ne se produit pas entre le chien et la dame. Chayna est trop douce, l’effet miroir ne fonctionne pas.

A la séance suivante, Mme M fait la connaissance de Betty, une petite chienne de la race des bergers australiens, qui est arrivée à l’association depuis plusieurs mois. C’est une chienne énergique, parfois « révoltée », qui vocalise beaucoup et exprime à sa manière son mécontentement. Elle a du caractère et vient au contact de Mme M. La rencontre a lieu, il y a du répondant entre les deux. Le travail se met en place, la rencontre avec un grand R est bien là !

A la semaine prochaine pour la suite de l’aventure de Mme M.

Aurélie Vinceneux

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Reconnaissance de la pratique de la médiation animale par la formation ?

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cochon d'inde mediateur coeur d'artichien

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Bonjour chers lecteurs,

Voici un article que j’ai trouvé sur la Lettre d’Information n°22 de Décembre 2016 de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer. Cela m’a semblé très intéressant de partager cela avec vous  Intervenant en Médiation Animale (IMA) ou futur IMA.  Comme le savent les personnes qui nous suivent depuis plusieurs années, nous sommes chez Coeur d’Artichien très attachée à la notion de formation (Cf. article du 26 juin 2015 « La formation, une histoire de girafe » ) . Cela nous semble essentiel pour travailler dans de bonnes conditions sur du long terme, que cela soit en médiation animale ou dans tout autre métier et plus particulièrement les métiers en lien avec l’humain. Bonne lecture à tous !

Vous retrouverez la totalité de la Lettre d’Information ICI. Je vous invite également a découvrir le site de la fondation Sommer qui regorge d’informations sur la médiation animale ICI.

Médiation animale, formation et reconnaissance, par la fondation Sommer

Mise à part l’exception notable de la certification professionnelle d’équicien, inscrit en 2014 au Répertoire national, on voit clairement que la reconnaissance officielle et juridique des métiers demeure la pierre d’achoppement du développement de la médiation animale au service des populations confrontées à des handicaps sociaux, physiques, sensoriels ou psychiques.

La principale difficulté ne se situe sans doute pas au niveau du volume d’offre des formations : celles-ci existent en grand nombre. Généraliste ou spécialisé avec un animal et/ou un public, privées ou universitaires, en médiation animale ou en zoothérapie, à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières, la Fondation Adrienne et Pierre Sommer en a recensé 56 (vs 40 en 2012).
Pour un métier qui n’existe pas…
Si elles sont nombreuses, ces formations sont en revanche loin d’être homogènes. Très variables en termes de durée (d’une semaine à 3 ans…) et donc de coût, elles le sont également en termes de qualification : selon les cas, il s’agit de certificat, d’attestation ou de diplôme. Seul point commun, aucune (hormis la certification professionnelle d’équicien) ne possède de reconnaissance officielle.
Variables en durée, en coût, en qualification proposée, ces formations le sont aussi en qualité et les postulants doivent souvent mener une véritable enquête pour choisir celle qui présentera le plus de garanties de sérieux (références des intervenants et formateurs, contenu du programme, etc.), mais aussi correspondra le mieux à leurs attentes ou besoins.
Pour effectuer un choix pragmatique au sein de l’offre existante, il est important de confronter la formation avec les qualifications spécifiques nécessaires selon qu’on interviendra prioritairement auprès d’une personne âgée, d’un détenu ou d’une personne autiste.
En outre, la profession initiale du futur intervenant en médiation animale peut s’avérer déterminante : selon qu’on interviendra en tant qu’orthophoniste, psychomotricien, psychologue, infirmier ou travailleur social, au sein ou non d’une équipe multidisciplinaire, avec des équidés ou des chiens, les qualifications à acquérir pourront être différentes.
Pour que la médiation animale s’affirme comme une véritable discipline, la priorité est donc moins aujourd’hui d’ajouter des formations aux formations mais bien d’œuvrer pour que la professionnalisation délimite et structure des champs de compétence, éclaircisse les rôles et les fonctions des différents acteurs.

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Point vétérinaire : l’iléus chez les rongeurs

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Nuage coeur d'artichien mediation animaleBonjour à tous,

Vous connaissez l’Iléus Caecal? Nous avons découvert cette pathologie chez Nuage l’un de nos petit chinchilla. Il a perdu beaucoup de poids en peu de temps, il est aujourd’hui en convalescence prend bien son traitement et accepte d’être nourris à la seringue, mais on est pas passés loin de la catastrophe.

Nous trouvions intéressant de partager cette découverte avec vous intervenant en médiation animale (IMA) qui travaillent avec des rongeurs ou lapin, ou les propriétaires de lapins et rongeurs. Cet article s’applique également aux chinchillas.

Source : http://maladies.rongeurs.net/

L’Iléus du Caecum du lapin correspond un arrêt du transit digestif, localisé à une portion du gros intestin, un diverticule qui est appelé caecum.

Aussitôt, la fermentation devient anarchique et l’organe se dilate et se remplit de toxines…
Il s’agit d’une affection très grave. Vous allez pouvoir en juger en lisant la suite…

Digestif: Ileus du Caecum
Quelle en est la cause ? A quoi sert le Caecum ?
Aucun mammifère n’est capable de digérer la cellulose. Seules les bactéries peuvent le faire.
L’idée est donc d’héberger dans une portion de l’intestin des bactéries amies (Bacteroïdes) qui vont faire le travail à notre place.
En fonction de l’espèce, la localisation varie: chez le lapin c’est le caecum, chez la vache le rumen (portion de l’estomac), chez le cheval c’est le colon… (la vache rote, le cheval pète et la lapin aussi, c’est bien connu ‘un pet de lapin’ … c’est la nature !)
C’est donc une zone sensible ou doit s’équilibrer des familles de bactéries amies, en évitant la prolifération de bactéries pathogènes.
C’est donc pas gagné !

Voilà ce qui arrive : Deux choses se produisent
– La douleur : Comme on peut le voir sur la radio, on peut se rendre compte que le caecum est totalement distendu par du gaz au point de prendre cet aspect boudiné.

radio lapin
– L’intoxication : Les bactéries qui se développent alors sont toxinogènes c’est à dire qu’elles fabriquent du poison qui se trouvant dans l’intestin est digéré. Ainsi le lapin est en entéro-toxémie (intoxication par l’intestin). Ces bactéries pour certaines (clostridies) peuvent faire des toxines qui paralysent (une sorte de Botox), et le caecum paralysé ne peut plus évacuer; c’est un cercle vicieux.

Evolution : Sans traitement, le lapin va succomber après quelques heures, dans d’atroces souffrances.

Digestif: Ileus du Caecum
Que se passe t’il ?

1/ Etat de choc: Comme on a vu, il y a des tiraillement des intestins, avec malaise vagal, et hypothermie (il se refroidit).
Le ventre est ballonné et on voit parfois la forme boudinée se marquer au niveau de l’abdomen.
2/ Douleur: Parfois des grincement des molaires traduisent un niveau de douleur intense (ndlr : le chinchilla peu grogner de douleur).
3/ intoxication: Certaines toxines passent dans le sang (hypothermie Parésie mort)

Y a-t-il de l’espoir ? Le pronostic est toujours réservé, mais si l’état de choc n’est pas encore trop avancé, on peut en sauver une grande partie. C’EST UNE URGENCE !

Que peut-on faire ? Oui, c’est une Urgence, une visite chez le vétérinaire LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE est nécessaire.
C’est une question de vie ou de mort ! La radiographie permet de connaitre avec précision la zone de l’intestin impliquée et de là optimiser le traitement.
L’essentiel des traitement seront injectables car le temps compte…

Comment l’éviter ? Les facteurs de risque
Un régime mal équilibre, trop riche en sucre, trop pauvre en fibres longues va augmenter considérablement le risque.
Une température estivale trop élevée favorisera une flore pathogène.
On aura donc une attention particulière sur le régime, et en particulier en période estivale : un supplément comme les régulateurs de la flore (sodigest ou rongeurdigest par exemple)  semble une bonne précaution. Et pour les animaux très exposés, des vaccins antitoxines clostridiennes existent (comme le coglavax). Je les préconise à ma clinique dès qu’on a eu des troubles digestifs qui sont susceptibles de se reproduire avant l’été.

 

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Assemblée Générale 2015-2016 de Coeur d’Artichien – Médiation Animale

jeudi, 26 janvier 2017, 15:00 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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Assemblée generale coeur d'artichien médiation animaleBonjour à tous,

La semaine dernière a eu lieu notre assemblée générale annuelle. C’est toujours intéressant de se poser et de faire le bilan d’une année d’activité. Cela permet de se rendre compte du chemin parcouru, de ce qui a fonctionné et donc à poursuivre, ou ce qui n’a pas fonctionné et retravailler cette question avec les membres  pour en faire quelque chose de constructif.

Durant cette AG nous avons présenté le bilan d’activité de l’association, on est fières de vous informer que cette année avec nos animaux médiateurs nous avons apporté un peu de joie,  dans 42 lieux différents en Loire Atlantique et départements limitrophes (dans un rayon de 50km autour du domicile de nos intervenantes), et redonné le sourire à plus de 390 personnes de tout âges avec ou sans handicaps.

Bien sure tout cela n’est pas simple, c’est même fastidieux, chronophage mais également passionnant ! C’est vrai, nous avons le plaisir de profiter de nos animaux à la maison et aussi au travail. Travailler avec la subjectivité des bénéficiaires, des dynamiques d’équipes pluridisciplinaires toutes différentes, nos humeurs et la spécificité de chacun de nos compagnons à 4 pattes, rempli notre quotidien de bonnes et parfois moins bonnes surprises. Pour être un(e) bon(ne) Intervenant(e) en Médiation Animale (IMA), la qualité première à avoir c’est : une grande capacité d’adaptation !

Ce métier passion a un prix. Lors de cette AG, deux experts comptables sont venus présentés nos comptes à nos membres, et malgré tout nos efforts et la plus grande satisfaction de nos partenaires, ils nous ont annoncés qu’il allait encore falloir travailler dure pour rendre pérenne financièrement Coeur d’Artichien. Nous devons être un peu « dingue » car nous avons décidé de relever ce défis pour l’année 2017  ! La suite au prochain épisode, rendez vous donc en Janvier 2018 pour voir si nous avons accomplie la mission que nous nous sommes donnés cette année. En tout cas, nous on y croit !

En conclusion, la médiation animale n’est pas une activité professionnelle où il faut compter ses heures, c’est un métier passion qui reste précaire financièrement. Vivement que cette pratique soit reconnue par l’Etat Français et qu’elle se professionnalise.

Je profite de ce petit article pour remercier toutes nos partenaires, nos bénévoles, nos intervenantes et tous nos poilus pour leur implication dans cette aventure humanimale.

Aurélie Vinceneux – Coordinatrice et IMA

Pour Coeur d’Artichien

 

 

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Médiation animale à la MAF du centre pénitentiaire de Nantes

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coeur d'artichien Betty et detenue w_Gandhi et detenueAujourd’hui nous avons le plaisir de partager avec vous, un article parut sur le site intranet Direction Interrégionale des services pénitentiaires de Rennes, Ministère de la Justice. Ils y parlent du travail que je réalise avec mes deux chiens Gandhi et Betty dans le milieu pénitentiaire. Ce projet est un bel aboutissement du travail mené avec l’équipe de la MAF et deux détenues qui ont porté la création de ce projet.

Médiation animale à la MAF du Centre Pénitentiaire de Nantes

Depuis début novembre 2016, dans le cadre de la prévention du suicide, Aurélie Vinceneux et ses deux chiens, Ghandy et Betty, interviennent à la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Nantes tous les jeudis pour deux séances de 45 minutes, auprès de deux groupes de six personnes détenues.
Betty, le berger australien, permet de travailler sur la question des limites, la résistance, l’affirmation de soi et la valorisation.
Gandhi, le berger des shetland, porte l’attention sur la question du maternage et la nécessité de prendre soin de soi et de l’autre.
Ils  interviennent à tour de rôle ou ensemble auprès des femmes dans un contexte de fragilité psychologique et de prévention du suicide.
La médiation animale permet de créer du lien, d’aborder les problèmes sous un autre angle.
Les séances rencontrent un engouement et une assiduité de toutes les participantes.
Des financements sont actuellement recherchés pour pérenniser ces séances qui assurent une meilleure prise en charge du public de la MAF.
L’apport des séances est visible sur le comportement des femmes, et notamment sur celles qui depuis, ont eu leur procès aux assises.
© FG & LD

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Meilleurs vœux pour 2017 !

jeudi, 5 janvier 2017, 20:02 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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coeur d'artichien voeux

Bonjour à tous,

Pour ceux qui nous suivent depuis plusieurs années, cette année vous ne recevrez pas de carte de voeux par courrier postal, en effet tout bon gérant sait que la gestion des budgets consistent à 150% de faire des choix. Cette année nous faisons le choix d’utiliser cet argent à d’autres choses plus essentielles à nos yeux : prendre soin de notre équipe. Je profite de cet article pour remercier chaleureusement Valérie Martin, la créatrice de cette jolie carte de voeux.

Cette année nos voeux 2017 seront centrés sur l’essentiel, l’essence même, sans ce petit quelque chose, cette petite flamme de vie qui brille en chacun de nous et dont nous devons prendre grand soin pour pouvoir continuer à prendre soin des autres et leur transmettre avec la complicité de nos animaux notre lumière et notre chaleur. Vous voyez de quoi nous parlons, non ? Vous tous qui passés sur ce site, qui faites un travail de relation d’aide, ou rêvait d’en faire un un jour, en 2017 n’oubliez pas l’essentiel : prendre soin de vous !!

On a l’habitude dans le monde de la médiation animale d’évoquer très souvent et à juste titre les besoins des bénéficiaires, ceux de nos chers poilus mais on ne parle finalement que très rarement de cet autre animal à deux pattes qui se donne corps et ame sans compter ses heures et de ses besoins spécifiques : les IMA (Intervenants en médiation animale). Voilà une piste de réflexion à travailler pour les prochaines années !

Très belle année à vous et à tous vos poilus !

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Joyeux Noël à tout les IMA et les autres !

samedi, 24 décembre 2016, 6:29 | Catégorie : Non classé

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Nous vous souhaitons à vous,

Intervenant en Médiation Animal

et tout autre bipède qui passe par là, sans oublier

les 4 pattes plus ou moins poilus

un Joyeux Noël !

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Deux drôles de lettres pour le Père Noël

jeudi, 15 décembre 2016, 10:42 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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Bonjour à tous,

Il est temps de parler de choses sérieuses maintenant, le père Noel ne va pas tarder. Vous aviez aimé voyager l’année dernière avec une histoire de Père Noel, nous réitérons cette année l’expérience, avec une belle histoire trouvé sur le net (source en bas de l’article), qui raconte la rencontre entre un chien et une petite fille. Une bien belle rencontre humanimale comme nous pouvons le vivre au quotidien dans notre pratique de la médiation animale.  Ce conte va pouvoir être réutilisé durant nos séances de médiation animale pour finir l’année en beauté avec nos bénéficiaires. L’équipe Cœur d’Artichien

Noel coeur d'artichien

Deux drôles de lettres pour le Père Noël      

Le Père Noël commence à ouvrir son sac de courrier avec l’aide des lutins et de la Mère Noël. «  Ma parole, il y a encore plus de lettres que d’habitude, les enfants sont de plus en plus exigeants, c’est sûr les lutins, vous allez devoir faire des heures supplémentaires  » marmonne le Père Noël dans sa barbe. Il y a même un petit garçon qui veut le dernier modèle d’un chien électronique et une tablette numérique avec des jeux violents, les lutins n’ont jamais encore fabriqué ce genre de jouets.  «  Que ce monde devient compliqué  » pense le Père Noël…

«  Ah, ça, c’est le comble  » grogne-il  en ouvrant une nouvelle lettre,  «  Nom d’un petit sapin, je ne la connaissais pas celle là, devinez qui m’écrit, c’est un chien, un vrai chien, je sais bien que la nuit de Noël, les animaux parlent, mais celui là , il écrit, c’est nouveau, si tous les chiens de la terre se mettent à écrire, il va falloir recruter chez les lutins  ». Les lutins se mettent à danser autour du Père Noël, «  Lis-nous la lettre, lis-nous la lettre  » et la Mère Noël répète  :  «  Mais lis-nous donc cette lettre  ». Alors le Père Noël s’assoit confortablement dans son grand fauteuil rouge et commence la lecture  : «  Cher Père Noël, je m’appelle Nic et je suis un chien perdu dans la forêt de l’Orme aux Loups, mes maîtres m’ont fait descendre de leur voiture et sont partis, moi, je les aimais bien et j’ai cru qu’ils allaient revenir, mais il y a plusieurs semaines de cela et maintenant je sais bien qu’ils ne reviendrons plus, je suis tout seul, j’ai faim, j’ai froid et j’ai peur la nuit, j’entends toutes sortes de bruits bizarres, des animaux qui crient, des branches qui craquent. Je sais que tu existes, alors je t’écris, je ne sais pas si tu pourras faire quelque chose pour moi, je n’ai même pas de chaussures pour mettre sous le sapin qui me sert d’abri, cela va certainement être très dur pour toi de trouver ce que je voudrais. Je voudrais retrouver une famille, avec une petite fille ou un petit garçon ou les deux et je voudrais aussi un collier et une laisse pour me promener avec eux et pour qu’ils ne me perdent pas, je voudrais être tout près d’un sapin illuminé, dans une maison où il fait chaud, c’est mon rêve. Toi qui sais faire des miracles, fais quelque chose pour moi. Je te fais plein de lélèches, Père Noël ainsi qu’à la Mère Noël et aux lutins. Je t’attendrai le soir de Noël sur la route qui mène à Sancerre  »

«  Que peut-on faire avec une histoire pareille  » dit le Père Noël. Les lutins pensent qu’il faut trouver une solution, mais jamais on ne leur demande un vrai chien, des chiens en bois, des chiens mécaniques, des chiens en peluche, des chiens à bascule, c’est fréquent, mais jamais des chiens en chair et en os…

Alors la Mère Noël assise, elle aussi, dans un grand fauteuil rouge, qui écoute tout en continuant à ouvrir les lettres s’écrie  ; «  nom d’un petit sapin, écoutez moi ça  ». «Mon petit Père Noël, je m’appelle Colette, je ne voudrais pas te contrarier, ce n’est pas facile à dire et en plus Maman et Papa ne seront peut-être pas d’accord…Mais il faut bien que tu saches  : depuis plusieurs années, tu m’apportes ce que je demande, enfin presque  : je demande un chien, j’en ai déjà plusieurs en peluche surtout, ils ressemblent à de vrais chiens avec plein de poils, j’en ai des blancs, des noirs, des marron et même d’autres couleurs, j’en ai un qui aboie, parce qu’il a une pile dans le corps, mais ils sont toujours froids et je ne peux pas les emmener avec moi se promener. Père Noël, je suis désolée mais cette année, je veux un vrai chien avec un cœur au lieu d’une pile, un vrai chien tout chaud contre lequel on aime se blottir, qui fait des lélèches, avec qui on peut se balader dans la forêt et qui aboie juste un peu quand quelqu’un arrive, un chien qui remue la queue et qui vous regarde avec des yeux doux, un vrai compagnon, un ami quoi, pense au collier et à la laisse pour que je ne le perde pas. C’est dur ce que je te demande, si tu ne trouves pas, je ne t’en voudrai pas, mais surtout ne m’apportes rien d’autre.  »

«  Nom d’un petit sapin  » gronde le Père Noël, «  je n’ai jamais entendu pareille histoire, voilà une petite demoiselle qui n’aime pas mes cadeaux  . Ce monde devient de plus en plus curieux.  » Mais les lutins, qui sont vraiment de très gentils lutins et qui sont très attentifs à la lecture des lettres s’écrient  :  «  ce serait merveilleux d’apporter Nic à Colette au pied du sapin, dans sa jolie maison, on ferait deux heureux et en plus nous n’aurions rien à fabriquer, ce serait vraiment super.  »

«  Vous êtes de petits malins  » répond le Père Noël,  «  et que vont dire les parents de Colette, je veux bien satisfaire les désirs des enfants, mais je ne veux pas d’histoires avec les parents.  » La Mère Noël qui a toujours de bonnes idées dit  ;  «  tu peux peut-être leur téléphoner  ». «  Non  » dit le Père Noël de sa grosse voix,  «  ça ne se fait pas  ». Avez-vous déjà entendu le Père Noël téléphoner aux Mamans et aux Papas en disant  : Allo, allo, c’est moi le Père Noël, votre fils m’a commandé une fusée pour aller dans la lune, une vraie, êtes -vous d’accord  ? Je vous dis tout de suite que les délais sont très longs et que cela va coûter très cher. Avez-vous entendu cela une seule fois  ?. Non, bien entendu. Le Père Noël envoie des cadeaux aux enfants qui lui écrivent, point, il ne se sert jamais du téléphone.

Alors la Mère Noël, se fâche et lui dit  ;  «  Pour une fois, prend ce téléphone et appelle les parents de Colette, sinon, je vais le faire, moi-même, c’est la première fois qu’un petit chien écrit et la petite Colette à qui tu descends chaque année des chiens fabriqués de la main des lutins et qui demande un vrai chien, mérite bien que tu le prennes ce téléphone même si c’est la première fois.  » les lutins frappent dans leurs mains et chantent  :  «  Vas-y, Père Noël, vas-y Père Noël, la Mère Noël a raison . » Alors le Père Noël, après un long silence, déclare enfin  : «  puisque vous êtes tous contre moi, je vais le faire, pour cette fois seulement et parce que c’est vraiment une histoire extraordinaire.  » Il passe dans la pièce d’à côté où se trouve le téléphone, on l’entend parler mais on ne comprend pas ce qu’il dit. Un bon moment après il rentre, la Mère Noël et les lutins n’en peuvent plus d’attendre et l’interrogent tous ensemble. Alors le Père Noël de sa grosse voix bourrue déclare  :  «  c’est arrangé, mais que cela ne se reproduise pas, c’est désagréable de convaincre les parents et ce n’est pas mon rôle, j’ai déjà bien trop de travail avec les tournées.  »

Alors le Père Noël sur son grand traîneau conduit par les rennes est passé le soir de Noël sur la route de l’Orme aux Loups, Nic était là à attendre, il a sauté tout joyeux dans le traîneau à côté du Père Noël, ils ont survolé la maison de Colette, Nic est descendu dans la cheminée et s’est endormi sous le sapin illuminé, il faisait chaud… Au matin, quand Colette s’est réveillée, elle n’en croyait pas ses yeux, il y avait un petit chien endormi sous le sapin et c’était un vrai chien avec un cœur qui battait sous son joli pelage,il était tout doux, il était tout chaud, alors avec des larmes dans les yeux, elle l’a pris dans ses bras et lui, avec son bout de langue toute rose il a séché ses larmes. Quel bonheur, quand ils auront fini de faire connaissance et de se raconter un tas de choses, sûr, ils vont écrire une belle lettre au Père Noël pour le remercier…!

Josette Blin

Source : http://www.cbpt18.fr/

guirlande

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Les danseurs de l’unité protégée, par Daphné intervenante en médiation animale

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couple-de-vieux-maries-danseursBonjour à tous,

C’est Daphné, Intervenante pour Coeur d’Artichien qui a pris la plume pour partager avec vous une expérience qu’elle a vécu au sein d’une unité protégée lors de ses interventions en médiation animale. Belle lecture à vous. Aurélie Vinceneux 

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Voici une petite histoire qui parle de relation d’aide et d’amour dans la maladie.

Arrivée depuis peu dans l’unité, Mme A se faisait toute petite à sa première séance de médiation animale. C’était une personne discrète dont le visage et les manières exprimaient une douceur et une gentillesse qu’on rencontre rarement. Elle n’était pas particulièrement familière des animaux en général, un brin mal à l’aise, leur rencontre était pour elle une vraie découverte dans laquelle elle avait besoin d’être accompagnée. Elle avait pris très au sérieux l’un des objectifs de l’activité: celui de l’aider à maintenir ses capacités cognitives tout en prenant plaisir à chouchouter les animaux.

A la seconde séance, elle est arrivée accompagnée de son mari en visite. A l’image de sa femme, c’était un homme charmant, tout en discrétion et en pudeur. Il la tenait tendrement par le bras, comme deux danseurs qui vont s’élancer sur le parquet bien ciré d’un salon. Mr. A est resté spectateur assis à côté de sa femme. Il l’a vue sourire, rire, faire des efforts, caresser avec bonheur mes boules de poils, le tout dans une ambiance sympathique et rassurante. Il s’est lui aussi détendu, heureux de voir sa femme si apaisée.

Mr A est ensuite venu à chaque séance, figure rassurante et encourageante pour sa femme qui est devenue de plus en plus familière avec les animaux avec le temps. D’une certaine façon, Mr A a compris que lui et moi jouions dans la même équipe pour aider sa femme. Je lui ai appris à la laisser faire, à ne pas toujours chercher à l’aider et à faire à sa place. Ca n’a pas dû être facile pour lui d’être confronté à ses difficultés grandissantes sans agir mais il n’a pas baissé les bras et il a lui aussi fait des efforts pour qu’elle puisse travailler ses compétences. Il a rapidement saisi l’intérêt de la médiation animale dans la lutte contre la maladie de sa femme et l’a soutenue et encouragée du mieux qu’il a pu. Je pense que la médiation lui a aussi permi d’adoucir l’acceptation de l’avancée de la maladie. Il profitait chaque mois d’un temps d’échanges avec moi sur son évolution, quelques mots glissés rapidement dans un couloir, une poignée de main chaleureuse et un regard complice. J’ai compris très vite qu’en aidant Mme A, j’aidais aussi Mr A.

A notre dernière séance, nous avons distribué les photos souvenirs. Celles de Mme A étaient particulièrement réussies, elle rayonnait, superbe et souriante entourée de cochons d’inde. Rien à voir avec la personne perdue et effacée de la première séance. Mr A était ému aux larmes de découvrir les photos de sa femme si belle et si heureuse. Il m’a dit « les enfants vont être contents de la voir comme ça ».

Six mois plus tard, je suis revenue intervenir une après midi dans le cadre d’une animation offerte par des étudiantes. J’ai pensé à Mr et Mme A, je me suis demandée si la maladie avait beaucoup évolué. Je me suis préparée au pire. J’ai été soulagée de retrouver mes deux danseurs en assez bonne forme, toujours aussi unis, toujours pleins d’amour. Mr A m’a saluée chaleureusement, il m’a reparlé des photos qu’il a fait encadrer et que leurs enfants ont fait reproduire. L’exercice du jour consistait à guider le chien sur un parcours de motricité (des obstacles, un slalom, un tunnel). Arrive le tour de Mme A et me voilà un peu angoissée et pleines de questions. A t-elle beaucoup « perdu » ? Va t-elle y arriver ? L’enjeu est important, Mr A doit attendre ce « test » lui aussi avec inquiétude, je vois qu’il se tortille sur sa chaise. Il me confie le bras de sa femme et l’encourage encore une dernière fois. Je respire un grand coup, j’ai l’impression qu’on va courir un marathon. Mme A s’accorche à mon bras, je la rassure, l’oriente, on prend notre temps. Elle me fait confiance, mon chien a compris qu’il se passait quelque chose et se tient à carreaux. Je crois que j’ai cessé de respirer pendant les minutes qui ont suivi. Mme A s’applique, elle m’écoute et donne les bons ordres « saute, dedans », je la guide mais elle se débrouille bien. Je suis soulagée qu’elle n’ait pas « trop perdu », même si les mots se mélangent désormais dans son discours. Mr A se lève pour acueillir sa femme, je lui confie son bras à mon tour. Il est souriant et me glisse, très fier, « elle est encore capable, vous avez vu ?« .

Daphné, Intervenante en médiaiton animale

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Est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ?

jeudi, 1 décembre 2016, 21:15 | Catégorie : Chien médiateur, L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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rhume chienBonjour à tous,

En pleine période de microbes, virus en tout genre, on sait dit que cette question pourrait peut être vous intérésser chers lecteurs.

Quand on fait de la médiation par l’animal il est indispensable de connaitre les zoonoses pour :

  • pouvoir protéger nos animaux des virus humain d’une part,
  • pour protéger les bénéficiaires et professionnels d’éventuelles maladies transmissibles à l’homme de nos animaux (malgré toutes les précautions prises, c’est une réalité quand on travaille avec du vivant)
  • mais surtout pour que nos animaux ne soient pas vecteur de transmission de virus. Nous sommes particulièrement sensible à cette précaution durant l’automne et l’hiver pour la grippe et les gastro entérites. En effet, les non initiés à la médiation animale ne pense pas forcément à ce problème.  Mais quand Mme A enrhumée caresse notre chien  avec sa main dans laquelle elle a toussée dans un EHPAD, et qu’ensuite on va dans un autre établissement, si nous ne sommes pas vigilent nous pouvons balader par le vecteur du poil de nos animaux pleins de jolis microbes.  Il va être difficile de désinfecter intégralement notre chien au gel hydroalcoolique après chaque séance  (humour et éthique sont de rigueur :-)). Nous réduisons donc au maximum ces risques de contamination avec des protocoles d’hygiène que nous avons instaurés chez Coeur d’Artichien. Depuis 7 ans cela a été efficace.

Une question me restait en tête « Mais en fait est ce que les chiens peuvent attraper des rhumes ? ». Après une petite recherche sur le net, j’ai trouvé la réponse à ma question (ICI).

La réponse : Généralement, non. La recherche suggère que les chiens ne capturent pas les rhumes de l’homme (alias rhinovirus) parce que leur génétique n’est pas sensible aux mêmes souches de virus que les humains. Toutefois, les chiens ont leurs propres souches de virus, tels que la toux de chenil – un virus très contagieux et similaire à un rhume, qui résonne dans des populations de haute densité tels que les chenils et refuges – et même leur propre souche de la grippe H1N1 (H3N8).

La plupart des maladies sont spécifiques à chaque espèce, donc les chiens propagent des microbes chez les chiens, les chats parmi les chats et les humains parmi les humains. Il existe de rares exceptions, toutefois, tels que le H1N1, qui est un virus de porc mélangée avec un virus humain et mutée pour devenir un virus humain à humain.

Bien que les chiens et les humains ne passent pas de virus entre eux, ils sont sensibles à certains des mêmes infections bactériennes et les parasites (la teigne, les vers intestinaux et la rage), qui peut parfois conduire à des symptômes de rhume ou grippaux. Alors il est toujours conseillé de se laver les mains après que l’on est touché ou nettoyé des litières d’animaux.

Conclusion: Vous êtes probablement sans danger si votre chien vous lèche sur le visage alors que l’un de vous souffrez d’une grippe ou d’un rhume.

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